29 janvier 2010

 

Créée par Jean-Michel Ibazizen et trois associés, la société va ouvrir en avril un premier centre d’appels multimédia (téléphone, e-mail, vidéo, SMS) à Tence (Haute-Loire) avec une soixantaine de poste de travail.

L’activité de départ sera issue d’une sous-traitance jusqu’alors effectuée en offshore, principalement au Maroc.

 

 

 

Centre d’appels à Tence : Soixante emplois attendus

Le Progrès. le 08.12.2009

Une pépinière d'entreprises va voir le jour dans les anciens locaux de l'Équipement. Démarrage attendu fin janvier, avec un centre d'appels et une vingtaine d'employés pour commencer. L'information, très attendue sur le plateau Vivarais-Lignon, a été annoncée au conseil communautaire du Haut-Lignon, hier soir, à Saint-Jeures. L'idée de créer une pépinière d'entreprises dans les anciens locaux de l'Équipement, à Tence, se concrétise. Pour l'heure, une première entreprise est sur les rangs. Une autre reste à trouver.

Le porteur de projets, Jean-Michel Ibazizen, vient de confirmer son engagement pour implanter, à Tence, des activités de télé-marketing, autrement dit un centre d'appels. Le démarrage devrait être effectif à la fin du mois de janvier ou au début de celui de février. Une vingtaine d'emplois vont être créés dans un premier temps, avec un développement espéré à la hauteur d'une soixantaine d'emplois, dans les deux années à venir. Une aubaine sur un secteur où le taux de chômage reste élevé. Et où les emplois dans les métiers du tertiaire ne courent pas les rues. Pour monter cette pépinière d'entreprises, l'investissement global se situerait autour de 500 000 euros, moins que prévu dans une première hypothèse. La Région, le Département, l'État, aux côtés de la communauté de communes, se mobilisent pour boucler le financement.

Ces engagements (qui restent à formaliser) devraient être à hauteur de 30 % pour le conseil régional, 18 % pour le conseil général, 12 % pour l'État. Ce dossier, sur lequel l'équipe municipale de Tence, les services communautaires du Haut-Lignon travaillent en lien avec le Comité d'expansion économique et le secrétaire d'État à l'emploi depuis de nombreux mois, a abouti grâce à la médiation du cabinet parisien CCL-WoodWard, sollicité par Jean Digonnet. Dans ce cabinet, on retrouve Manuel Jacquinet, le producteur du film qui a été tourné cet automne à Tence dans les anciens locaux de l'Équipement. L'intrigue conduira le spectateur à suivre les péripéties savoureuses qui prennent pour cadre un centre d'appels. Cette comédie sortira sur les écrans en avril. Et, pour une fois, c'est la réalité qui rejoindra ici la fiction.

Fabienne Mercier

De la régie publicitaire au mariage franco-russe : portrait d’un fou du téléphone

 

Magazine En-Contact

Agé de 48 ans, Jean-Michel Ibazizen a le parcours des entrepreneurs autodidactes et talentueux : Celui qui amène un jeune homme du sud de la France à toucher à plusieurs métiers, à s’installer dans différents pays, à connaître des hauts et des bas. Avec un fil conducteur : le développement commercial dans les métiers de service. Il n’est pas étonnant qu’avant les autres, il se soit intéressé au télémarketing : « Il y a 20 ans déjà, la régie publicitaire que j’avais créée et développée faisait un large recours à la télévente. Au sein de l’entreprise, notre métier consistait à commercialiser les encarts publicitaires des revues éditées localement par les pompiers, les gendarmes. On ne parlait pas de plateau, ni de positions de travail, mais j’avais pourtant plus de 200 commerciaux au téléphone dans la Tour Pleyel, à Saint-Ouen. »

Plus tard, c’est la création d’une agence matrimoniale qui l’a beaucoup occupé. Au départ, c’est simplement pour donner un coup de main à sa femme dans son activité qu’il s’intéresse au secteur qui connait une véritable explosion. Mais en deux ans, le coup de main temporaire se transforme en véritable activité à plein temps : Contact (c’est le nom de l’entreprise) va devenir un véritable réseau avec 50 franchises en France... et toujours le téléphone comme outil privilégié pour recruter, convaincre, toucher.

Organiser des rencontres pour la vie, Jean-Michel a poursuivi ensuite dans cette filière... mais un peu loin de son Sud natal, en réalité, à Rostov sur Le Don. « Je suis arrivé dans cette ville, la cinquième de Russie, à 1000 km au sud de Moscou, par hasard, mais une chose m’a tout de suite frappée, c’est le nombre de femmes pour 100 habitants : il y en a 3 fois plus que d’hommes et comme partout dans le monde, elles cherchent un mari, et moi je connaissais précisément un pays où beaucoup d’hommes cherchaient une compagne : la France. »

On vous épargne les détails : Privilège International est devenue l’agence matrimoniale de référence pour les mariages Franco-Russes. Un métier : identifier les individus en France qui souhaitent trouver une compagne, ou refaire leur vie après un premier mariage et leur faire rencontrer, en tout bien tout honneur, les jeunes russes qui désirent de leur côté fonder une famille et/ou quitter la Russie.
Voyages, étude de votre profil, « présélection » des « candidates » les plus adaptées à votre profil, services de traduction nécessaires – car l’amour is not always at first sight... Privilège International s’occupe de tout avec succès : « Avec nous, nos adhérents ont connu 90% de succès contre 27% dans une agence matrimoniale classique » : plus de 100 mariages et seulement 2 divorces en 5 ans.

Un conseil, regardez vite le reportage qui a était récemment consacré à Jean-Michel Ibazizen, sur l’une des grandes chaines françaises. Les journalistes l’ont suivi pendant 18 mois et malgré tout ce temps, ils n’ont pas complètement fait le tour d’un personnage haut en couleurs mais discret, entrepreneur successivement fortuné et moins fortuné, mais toujours lucide sur lui-même : « Je n’ai pas vu arriver Internet et sa puissance de feu et des concurrents comme Meetic. C’est la vie ! ».

C’est en France que Jean-Michel Ibazizen poursuit désormais sa carrière professionnelle déjà bien étoffée : Avec deux associés parisiens, également issus des métiers de service, il travaille activement au projet d’une structure de télévente spécialisée et pointue : « La télévente, j’y crois, je l’utilise depuis plus de vingt ans et j’adore manager les équipes de commerciaux par téléphone, donner leur chance à des individus dont souvent personne ne veut ailleurs : les autodidactes par exemple. »